MISE EN SCENE

Le mot de David RAMUS, metteur en scène.

DRC’est en 1988 aux Etats-Unis que j’ai assisté pour la première fois à une comédie musicale, Broadway… Les Misérables… rien que d’y penser j’en frissonne encore. Faut dire que j’ai encore en ma possession le billet ! Je venais de découvrir un monde plein de talents, de couleurs, de musiques qui vous flanquent la chair de poule et puis enfin, des voix…

Aux Etats-Unis, j’ai donc participé au spectacle « Bye Bye Birdie » que montait alors ma High School. Je n’avais qu’un tout petit rôle mais on allait sûrement pas m’oublier, tellement j’allais l’adapter à moi ! Et puis je suis rentré en France où l’on commençait à pein à utiliser le mot pourtant bien à la mode de l’autre côté de l’Atlantique : le karaoké. Le chant tout simple me semblait bien fade… Je suis donc reparti aux Etats-Unis pour ma dernière année de fac et là, j’en ai vraiment pris pour mon parti…

Et puis se finissent les études. Je fais mon armée et je pars pour l’agence de voyage FRAM où enfin je me retrouve sur scène tous les soirs pour amuser les vacanciers en mal de sourire. Et là, on me demande de créer un spectacle « nouveau » et je propose la comédie musicale Les Misérables. Le Groupe est enchanté. Après deux ans au sein de FRAM et après avoir monté Les Misérables au Sénégal, en Grèce, à Chypre… je monte alors Miss Saïgon avec l’équipe la plus motivée avec laquelle j’ai eu le plaisir de travailler sur « Chypre ».

Je n’allais pas m’arrêter là. L’invasion de Sanssat allait se produire sans que je m’y attende. 1996, je déménage à Vichy. Mon ami Thierry me présente alors à sa troupe de théâtre à Sanssat, petit village où il a grandi, et c’est avec plaisir que je les rejoins dans leur passion du jeu. Jusqu’au jour où… je propose à nouveau de monter Les Misérables. C’était en 1998.

Depuis cette époque, pourtant pas si lointaine, notre association a grandi en nombre, en motivation, en talent. Bien sûr, certains sont partis et certains sont revenus. Et puis il y a toujours ces jeunes qui ont un jour fait le même rêve en nous voyant sur scène et qui se sont joints à cette grande famille que nous formons depuis, à l’ASCM.

C’était une grande première… Et sans le savoir, dans cette salle, il y avait un autre passionné, Eric Prissette. Il avait toujours rêvé de monter un spectacle dans son village. Il avait trouvé en moi un support sûr ! J’étais volontaire. Toutes les associations ont alors été convoquées afin de donner naissance à la toute dernière : l’Association Sanssatoise de Comédie Musicale. Un simple courrier a servi pour rassembler 80 Sanssatois dans ce projet un peu fou (flou). Une équipe de décors s’est mise en place avec André Piessat, une équipe de costumières auprès de Marie-Claire Urra. Eric Prissette serait au son et aux lumières, et enfin je serai en charge de la mise en scène

..karine-florence

Florence et Karine m’ont rejoint cette année « Boyz » pour la mise en place des chorégraphies. Toutes les deux élèves de la très talentueuse Florence Corre, elles ont la lourde tâche de préparer les nombreuses danses « non existantes » dans la version originale.Enregistrer